Les astrologues modernes se sont toujours demandé comment faisaient les anciens pour obtenir de si belles certitudes sur les principaux évènements de la destinée. Guido Bonatis a essayé de répondre à cette question en recherchant la planète qui marquait la naissance (pour lui le premier cri).
Faute de pouvoir déterminer, à la seconde près, le moment exact de la naissance et devant la difficulté (en ces temps où l’heure de naissance était inconnue ou imprécise), la plupart des astrologues ont abandonné cette méthode. Aujourd’hui, les heures de naissance étant beaucoup plus précises, la recherche de la dominante atavique peut s’avérer très instructive pour rectifier l’heure de naissance.
Boris Pâque (Traité d’astrologie médicale) et Marguerite Rey (Les cahiers astrologiques), se référant au procédé Bonatis et aux travaux de Choisnard (un des premiers à travailler sur l’hérédité) ont repris le procédé. Selon Marguerite Rey, « la dominante atavique n’indique pas forcément l’heure exacte de naissance, elle semble, plus subtilement concerner l’heure du ciel plus valable que tout autre au point de vue spécial des présages de la destinée (ciel que Bonatis affirmait être celui de l’heure native exacte). Elle écrit que même si la dominante ne prouve pas forcément l’heure exacte de naissance, elle est tout de même la planète qui tient la clé de notre destinée, signe notre hérédité au point que les grands évènements de la vie sont soumis (entre autres) aux transits reçus ou émis par la planète atavique ou une dominance planétaire.
Les anciens ne se servaient que du septénaire mais notre expérience sur le sujet pencherait en faveur de l’utilisation des 10 planètes. A chacun d’expérimenter le bien fondé de cet avis.
Son calcul nous permet à la fois de vérifier l’heure de naissance et de travailler sur l’hérédité astrale (astro généalogie par exemple). Bonatis, si contesté, n’avait peut-être pas tout à fait tort…..
Il ne nous reste plus qu’à vérifier :
- si, d’une part, elle permet de corriger l‘heure de naissance (même si elle n’est pas exacte à la seconde près : quelle est la méthode qui le permet vraiment ?).
- si, d’autre part, elle permet d’avoir des informations importantes sur l’hérédité planétaire (ce que nous transmettent nos parents) et ouvre des perspectives en ce qui concerne le poids du fatum : nous ne venons pas au monde par hasard, la dominante atavique en fait foi.
Si nous comparons notre dominante atavique avec le thème de nos parents, nous ne manquerons pas d’être surpris….
En effet, le plus souvent, la planète atavique de l’enfant fait un aspect avec les planètes ou les points important (Asc, MC, Nœuds Lunaires, etc.) du thème de ses parents, rappelant l’importance du facteur héréditaire.
Ex : Lune planète atavique : l’enfant sera attaché aux principes et aux formes traditionnelles, aux choses de la famille, à l’éducation reçue, l’éducation laissera des empreintes profondes. Il faut aussi positionner la Lune de l’enfant sur les thèmes des parents afin de juger des facteurs héréditaires majeurs.
La nature de la dominante atavique a, elle aussi, son importance (voir dans le deuxième exemple l’effet uranien). Marguerite Ray semble avoir constaté que Saturne, lorsqu’il est planète atavique, est indice de longévité…..
Partant du principe qu’il y a (dans les cas de naissance non programmée) une ou plusieurs dominante(s) atavique(s), nous devons donc chercher, en nous appuyant sur les travaux de Bonatis, et plus tard de Boris Pâque, quelle est ou quelles sont les planètes concernées, ce qui permettrait dans un même temps, de corriger l’heure de naissance (le plus souvent de quelques minutes seulement pour les enfants nés ces dernières années) et de comprendre l’héritage que nous ont laissés nos parents. L’expérience aujourd’hui semble inclure les transaturniennes (à notre génération de vérifier).
Comment déterminer la dominante atavique :
Bonatis, accordait, à juste titre, au Soleil -grand régulateur de vie- et au Méridien (MC), l’antenne de notre destinée.
C’est donc le MC qui nous servira dans notre recherche de la dominante atavique.
1) Chercher la planète la plus proche du MC, soit à droite, soit à gauche.
2) Compter ensuite le nombre de degrés qui séparent cette planète du MC.
3) Reporter le nombre de degrés de l’autre côté du MC
Les degrés correspondant à ce point précis (espace entre la planète et le MC) doit nous faire découvrir, dans le ciel de naissance, un astre occupant un degré similaire (dans n'importe quel signe).
C’est dans le thème de jumeaux que cette recherche devient la plus intéressante.
En effet, chaque minute d’écart peut changer la dominante atavique. Et alors, ces jumeaux apparemment identiques, ne s’appuient cependant pas sur les mêmes points de leur hérédité commune : l’un peut avoir une dominante atavique lunaire et l’autre une dominante solaire : non seulement le caractère montrera de grandes différences mais la position de ces deux planètes différentes, transposée sur le thème des parents nous fera comprendre ce que chacun tient majoritairement de sa mère ou de son père.
Celui qui aura la dominante atavique conjointe au MC ou à l’Asc ou au Soleil du père aura un fort héritage paternel.
Celui qui aura la dominante atavique conjointe à l’Asc, MC ou à la Lune de la mère aura un fort héritage maternel.
La dominante atavique (qui nous parle de famille, de destin), près des Nœuds Lunaires des parents, renforce la volonté du destin à accomplir.
(Josette Bétaillole - 2016)
